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Beaucoup de personnes (ou familles) étaient connues à Mers el-Kébir à travers le métier (ou la charge) quelles exerçaient

                    Comme toutes les rubriques de ce site, à votre disposition pour en ajouter ou en enlever.

Rubriques :

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Les Maires

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Les Secrétaires Généraux de Mairie

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Les adjoints

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Les Conseillers Municipaux

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Les instituteurs

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Les Médecins, Sages Femmes et autres professions médicales

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Les Pêcheurs

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Gendarmes, Policiers et Gardes Champêtres

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Les Cochers et Caléchiers

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Les Facteurs

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Autres métiers

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Les Commerces

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Les Briqueteries

Voir aussi nos religieux

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Les Prêtres et les Curés

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Les Religieuses

 

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Les maires

Voici la liste des maires de Mers-el-Kébir tirée du livre de Janvier Ferrara.

De à Nom
1840   Avio (Capitaine de santé)
1864 1867 Combet
1867 1871 Simonin
1871 1889 Pieguet Honoré
1889 1898 Lavigne
1898 1902 Trastour
1902 1905 Tomasin
1905 1919 Pascuito Jean
1919 1931 Fieschi
1931 1942 Boluix-Basset
1942 1947 Rattachement à Oran
1947 1962 Ferrara Janvier

L'équipe municipale des années 60

1 - Suzanne Proto 2 - Paulette Ruocco 3 - François Proto 4 - Jojo Martinez 5 - Grégoire Pugliese
6 - Yves Hervouët 7 - André Félix Leplay 8 - Julien Barthélémy 9 - Cheminot 10 - Janvier Ferrara

Les secrétaires généraux de mairie

Toujours selon le livre de Janvier Ferrara

Date de prise de fonction Nom et Prénoms
14/07/1867 Fornier Joseph Félix
01/01/1872 Pujo Jean Jules
01/11/1881 Deries Jean
23/05/1887 Voinier Auguste
30/10/1889 Grass Hubert
01/01/1904 Sicard Emile Alfred
18/09/1907 Roux François Achille
01/11/1907 Chasseriaud Fernand
01/12/1919 Peretti Jean
01/01/1920 Huc Eugène Joseph
27/05/1931 Beziat Louis
01/08/1934 Peretti Jean et Scotto Lomassesse Angèle
01/01/1941 Leplay André Félix
01/01/1954 Proto François Sauveur

Les adjoints

Période Nom et Prénoms
1894 1897 Burle Pierre
1894 1895 Gargiulo
1897   Schiano
1926   Fieschi A
1926   Ferrara A
1926   Ivanes I
1933   Hentz J
1933   Mongrenier Pierre
1933   Ivanes L
     
     

Les conseillers municipaux

Pinard

Videt Petit Martin
Lavigne Paumond Burle André
Lidon Prost Combet Gaucherot
Pallous Conte Moulet Nicolaï
Michel Delpy Ruiz Margail
Molla Roget Jacquet Aldeguer
Guerrero Piro Romeo Scotto di Vettimo
Semioli Trastour Scotto Laïserta Ferrera
Piola Guinard Yssina  
       

 

 

Les instituteurs (et institutrices)

Voir page Ecoles et photos de classes

 

Les médecins et sages-femmes et autres professions de santé

Nom Nom d'épouse Prénoms   Période (approx)
Ales       1897
Benfredj     Dentiste  
Dormand       1894
Guizol Voisin Blanche Sage Femme  
Jouffreau       1895
Molinié   (monsieur)    
Peretti   Jean    
Raskine   A   1926 - 1933
Tricard   Jeanne Sage Femme  
Woluther     Infirmière  

Rebouteux / Guérisseur

Nom Nom d'épouse Prénom Surnom
Corcione Martinez Josefa Pavera
Ruiz Botella Joséphine Pépéta la Cabessa

 

 

Les pêcheurs

Les pêcheurs étaient très nombreux à Mers el-Kébir, nous citerons  ci-dessous les principales familles.

Acciaro Ambrosino Amitrano Andreo Andreone Armano Assante Autuoro Balzamo Beltra Boutillero Caradante Cordone Costa Costagliola  Cucurullo De Gregorio Esposito Fernandez Ferrara Fiorentino Florentino Frenna Gagliardi Gaglione Gargiulo Garguilo Gilabert Idro Imbo Jovene Laga Lastreto Launaro Lesina Longobardo Lungobardo Lubrano Marmo Mas Mattera Melillo Migliore Miralles Nasone Negrotto Onetto Papalardo Peruffo Pilato Piro Proto Pugliese Riccio Romeo Ruiz Ruocco Santorelli Schiano Scotto Sellito Semioli Soccoïa Soccoya Soccoja Sorgente Spavone Tagliamonte Tornato Sinno Vicidomini

 

Les noms en gras présentent de nombreuses variables.

Le port de pêche de Kébir a été fermé fin 67 au moment où la base a été cédée à la marine Algérienne. Les quelques bateaux qui restaient ont été transférés à la pêcherie d'Oran.

 

Gendarmes, policiers et gardes champêtres

 

 

Kébiriens ayant exercé la fonction ou bien personnes qui ont exercé la fonction au village

Gendarmes Policiers
Paras Alameda Joseph
Combes Pierre Ambrosino Antoine
Lagendorff Arnau x
Beunier Charles Frédéric Autuoro Jean Louis
Boisson Jules Alphonse Candela Adolphe
Costa Lucien Conesa René
Ferrara Dominique Costa Joseph
Font André Costagliola Sauveur
Guittard Jean Baptiste Coves Emmanuel
Honnore Honnoré Defendini Pierre
Magnin Jean Philibert Ferrara Robert
Seguin Gilabert Pascal
Pietravalle Joseph Garguilo Vincent
Lepori Guarinos François
Verdu Intartaglia x
Lauzier Lagendorff
  Lelorieu Emile
Peral Lorenzo André
Mercier Marin x
Valentin Martinez Manuel
Tritignon Perez
Huntziger Pietravalle André
La Quernec Proto Sauveur
Boucon  (tué en mission) Pugliese Guy
Marsal Pugliese Lucien
Truvelot Riccio André
Vincent Riccio Pierre
Ascencio Rodriguez François
Garcia Romeo Jean
Lopez Ruiz François
Riccio Sauveur Scotto d'Apollonia Antoine
Saad Scotto di Vettimo Sauveur
Gallegeon Selva Joseph
Roger Palma Soccoja Jean
Christian Palma Tremino Marc
Mazzella Ufarte Gérard
  Vidal Thomas
   
   
   
Gardes Champêtres  
Brenier  
Ourjoux  
Chassat André  
Laure Victor Léon  
Paquis Guillaume  
Ufarte François  
   
   
   
   
   
   

 

 

Les cochers et caléchiers

Familles :

Anton Beltra
Bonmati Candel
Gau Guillem
Irles Ivanes
Javaloyes Lubrano
Mas Massuchetti
Molla Mujica
Navarro Pugliese
Quessada Serra

Le premier transport en commun hippomobile reliant Kébir à la place Kléber d'Oran fut instauré par un de mes ancêtres Beltra. Puis il y eut Quessada et bien d'autres

illustration de calèches

Les Facteurs

Conte Michel - Irles Jean Baptiste - Peruffo Joseph - Salbat Pierre Jean - Palma Clément - Ayad

 

Autres métiers

Capitaine de port : Avio - Paumond

Architecte : Olivier H

Station Sanitaire : Autuoro

Génie : Arnaud

Douanes : Paoli - Tournier - Larbaletrier

Gardien de phare : Calaoudi - Ferrera - Palma

Garde des eaux : Montagné - Laborde - Anselme

Garde Maritime : Ségura

Consulat d'Espagne : Conessa J

Receveur des Postes : Achille - Vuilemin - Evrard

Matelassier (Réfection des matelas) : Martinez épouse Corcione Josefa (La Pavera) - Garcia Marie (Petite Marie) - Ferrandez épouse Botella Antoinette (Tonetta) - Pardo épouse Hurtado Antoinette -  Pastor épouse Ferrandez Antoinette

Menuisier : Calatayud, Juan-Diégo Berruéso - Francesco Costagliola - Michel Lombardo - Salvatore Longobardo - Antoine Palumbo - Michel Juan Palumbo - Raphaël Rico -

Charbons : Lisana

Garage mécanique : Conesa

 

 

 

 

 

Le   matelassier.

 

Avec le temps, nos matelas de laine perdaient de leur souplesse et de leur moelleux. Il fallait alors "le refaire" pour espérer continuer à passer de bonnes nuits, en toute quiétude. Pour cela, il convenait de contacter le matelassier. Nous, nous appelions Pépé, un très brave homme, ami de la famille. Il habitait un "patio" du Bd Bon Accueil, en partage avec la famille Belkheir et notre marchand de cycles, l'ancien coureur cycliste Aïssa, le père de Kader, notre copain de classe. Le moment où il venait à la maison, discuter et arrêter le prix de ce travail, s'avérait toujours être un grand moment de convivialité. L'anisette, évidemment, tradition oblige, participait de la négociation.

 

Sur les conseils de Pépé, nous commencions par sortir "le colchon" ou "le matalaf," du lit. Nous employions parfois l'un de ces termes dans notre jargon franco-arabo-andalous. La toile décousue allait au lavage, même la neuve, dont l'achat justifiait le déplacement à Oran. La laine devait être parfois complétée par quelques kilos supplémentaires à négocier avec d'autres fournisseurs. Aux lendemains de l'Aïd, elle abondait. Lavée à son tour, dans le lavoir familial, nous la séchions au soleil.

 

Lorsque enfin la dernière opération de préparation prenait fin, Pépé survenait avec sa "boite miraculeuse", sa femme et sa fille, Joséfa et Carmen, si je m'en souviens bien. Sur une grande bâche installée dans la cour commençait alors le cardage de la laine. La famille de Pépé la battait à l'aide d'un bâton et d'un fer rond. Petit à petit, voletant en flocons de neige, elle s'aérait et reprenait toute sa souplesse et son volume. La moitié de la toile étalée recevait alors la laine en dépôt, l'autre moitié la recouvrait.

 

Nous, les enfants, étions émerveillés devant tant de dextérité. Le plus surprenant, cependant, restait leur technique du bourrage de tant de laine, entre les deux tissus. En effet, la hauteur impressionnante, plus de cinquante centimètres, devait être réduite à vingt. Quelques épingles en pourtour de la toile, gonflée comme un "Bonhomme Michelin", avaient raison de ce volume. Alors commençait la lente et patiente besogne des couturières. Les petites mains des femmes reliaient par d'habiles points invisibles, avec du gros fil au bout de longues aiguilles courbes, les deux bords de la toile légèrement repliés vers l'intérieur. Depuis, j'utilise quelquefois cette technique sans en connaître le véritable nom la désignant. Je demande expressément, ici, à mesdames les couturières, de bien vouloir m'en pardonner l'ignorance !

 

Ce travail méticuleux bien avancé, le matelas prenait alors allure d'énorme coussin. Il fallait rentrer les "oreilles" et coudre les nouveaux plis droits aux quatre angles pour en faire un parfait rectangle. Un bourrelet de deux centimètres de diamètre cousu sur le pourtour, supérieur et inférieur, finissait de lui donner son allure et sa tenue définitive. Cependant, avant de terminer, un fil au bout d'une longue aiguille traversait le matelas de part en part à intervalles réguliers, suivant un quadrillage savant. Un petit bout de tissus froissé à chaque extrémité tenait lieu de frein. Le matelas ainsi rembourré allait pouvoir tenir son rôle de générateur de sérénissimes nuits et de doucereux rêves.

René ANIORTE à Valence,  le 13 novembre 2007

 Publié dans la "Lettre  d’  AÏN-EL-TURCK",  N°  15, de décembre 2008